Smith & Wesson K17
Calibre: .22 mag
Chambres: 6
Longueur canon: 6" Stand de tir de Saint Georges
300m: 12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles avec rameneurs
50m: 18 cibles avec rameneurs
25m: 3 chariots de 5 cibles
10m: 22 cibles électroniques   PISTOLIERS GENEVOIS
Association fondée en 1999
Sous-section des Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation

Nom choisi par les fondateurs avec une très grande émotion en souvenir de nos ancètres les Pistoliers, ces Hommes d'Armes qui étaient armés d'un ou de deux pistolets à rouet. (appelés aussi Pistoletiers)
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L'entraînement

Dans le précédent article j'ai essayé de rendre évident qu'au tir au pistolet, pour obtenir des résultats et progresser, il faut s'entraîner régulièrement et de manière méthodique.

LE BUT

Premièrement chaque tireur doit se fixer un but à atteindre, car l'entraînement doit servir à cela ! Cet objectif doit être réaliste, fixé de manière claire, positive et défini dans le temps. Des étapes intermédiaires pour le contrôle de la progression sont également un élément important pour la motivation et pour la réalisation du but final.
Le réalisme dans le choix d'un objectif, dépend du niveau du tireur, de sa volonté et du temps qu'il peut consacrer à son entraînement.

But exemple no 1 : En finale du championnat genevois 25m/Pspc 2002, je vais tirer au moins 570 points.

But exemple no 2 : En finale du championnat Genevois 25m/Pspc 2002, je vais gagner et battre le tireur X,Y ou LG.

Dans l'exemple no 1, le but est défini de manière précise dans la forme et dans le temps, il ne dépend que du tireur qui l'a défini.
Au contraire dans l'exemple no 2, le but n'est pas connu de manière précise, il est trop flou, car il dépend des résultats des tireurs X,Y,LG et des points qu'il faut tirer pour gagner. Tous ces facteurs sont inconnus !
Lors de la détermination d'un but, il faut donc toujours prendre en compte uniquement des éléments connus, qui sont réalisables à terme et qui dépendent que de vous-même.

L'ENTRAINEMENT TECHNIQUE

Chaque tireur doit construire son programme d'entraînement en fonction du but qu'il s'est fixé. Il doit faire sa propre analyse, pour déterminer à quel niveau il se trouve, quels sont ses points forts et ses points faibles. Pour cette tâche il peut (ou doit, selon le cas) se faire aider par son directeur de tir ou par un autre tireur de confiance. Pour cela il existe une bonne méthode pour analyser sa technique de tir. Elle consiste à écrire sur une feuille les différentes phases d'une séquence de tir et à les noter de 1 à 10, selon vos sensations ressenties lors d'un concours.

Exemple pour la partie précision : 
Position 7
Serrage de crosse 6
Respiration 5
Visée/concentration 5
Stabilisation de l'arme 5
Départ du coup 6
Annonce 6
Cadence de tir (régularité) 6
etc. 
  
Exemple pour la partie Vitesse : 
Position 5
Serrage de crosse 7
Réaction-démarrage du bras 5
Montée bien droite du bras 4
Rattrapage/concentration sur guidon 6
Prise de zone à viser 6
Départ du coup (sans arracher) 4
Tenue annonce 6
Respiration / attente 5
etc. 

 De cette façon il est facile de déterminer quels sont les points à travailler, sans jamais oublier qu'il faut le faire de manière séparée et avec le maximum de concentration.
Par exemple, si vous vous entraînez à monter votre bras de manière bien droite lors de l'attaque de la cible vitesse, vous devez mettre toute votre attention sur cette phase, en commençant par un geste lent et en accélérant le mouvement à fur et à mesure que vous acquérez la maîtrise de celui-ci.

Pour que l'entraînement soit efficace, il faut en plus le planifier dans la durée et dans la quantité de travail à accomplir, ceci toujours dans l'optique du but à atteindre.

Chaque séance d'entraînement doit comporter trois phases bien distinctes. La première partie commence par un court échauffement, une sorte de mise en train. Quelques exercices d'assouplissement et de stretching seront les bien-venus (si possible côté droit et gauche), ainsi que la tenue de l'arme en position de tir pendant quelques minutes. A chacun de trouver sa propre méthode, qui doit si possible être toujours la même.

Avec la deuxième partie, on passe à la phase principale de l'entraînement qui est consacrée au travail spécifique en vue d'acquérir, améliorer ou de perfectionner le geste technique.
Cette partie doit être planifiée dans votre programme d'entraînement technique, de telle manière que lors d'une séance, vous ne devez pas vous poser des questions quant à la quantité ou la durée des exercices à effectuer. Tout doit être prévu dans votre plan d'entraînement.

Enfin la troisième partie, plutôt récréative, est réservée aux tirs par étage aux contrôles des performances et aux petits concours entre amis tireurs ou l'esprit de compétition doit régner en maître absolu.

L'ENTRAINEMENT PHYSIQUE

Nul n'est sans savoir que dans tout sport ou discipline sportive, une bonne condition physique est indispensable. Encore faut-il savoir ce que l'on entend par bonne condition physique. Il est vrai que pour la pratique du tir au pistolet il n'est pas nécessaire d'avoir un corps d'athlète prêt pour les prochains JO. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder l'allure physique de certains "personnages" qui hantent nos stands de tir.

Cela dit, il est certain que la pratique régulière d'un sport tel que la natation, le jogging, la marche etc. apporte un plus et est très bénéfique à la pratique du tir.
De nouveau c'est l'affaire de chacun. Mais celui qui ne fait rien, doit savoir qu'il ne met pas toutes les chances de son côté.
Beaucoup de petits ennuis en cours de match tels que tremblement, mauvaise vue, mauvaise concentration , peuvent provenir d'une mauvaise condition physique.

Après toutes ces belles considérations pour devenir un champion il nous reste encore un chapitre important à traiter, il s'agit du fameux MENTAL , responsable de tous les déboires et de tous malheurs qu'un tireur peut avoir pendant une compétition.

Eh bien, il a bon dos le mental !

A bientôt.
Fausto Mingolla